Dimanche 04 Mai 2008

  L’Apepa face aux Tice

L’Apepa (association de parents d’élèves de l’enseignement public en Alsace) a tenu son 53e congrès, samedi dernier au lycée Henri Meck de Molsheim.
Les congressistes ont consacré l’essentiel de leurs travaux aux Tice (technologies de l’information et de la communication dans l’éducation), sous la forme de tables-rondes.
« L’informatique dans les programmes », « Quel contrôle sur Internet ? », « Quelles sont les limites des nouvelles technologies ? » sont autant de sujets qu’ont abordé Patrick Schante, inspecteur de l’Éducation nationale, Christophe David, professeur de physique en collège, Vincent Clausse, avocat spécialisé dans les nouvelles technologies, Nathalie Boisselier, Laurent Marie Richard, enseignant. L’Entea (espace numérique de travail en Alsace) a également fait l’objet d’une présentation par Patrick Reeb, proviseur et responsable de la mission Tice.
Les intervenants ont notamment démontré les avantages de l’utilisation des Tice, en termes de qualité d’enseignement, d’attention des élèves, de développement durable, de partage de l’information. Odile Uhlrich-Mallet, présidente de l’Apepa, a ainsi noté que « les professionnels ont plutôt rassuré ceux des parents, inquiets face à "la disparition de l’écriture", qu’annoncerait le développement des Tice : selon eux, la maîtrise de l’écrit serait même meilleure avec l’informatique ». Mais, note-t-on encore à l’Apepa, « les intervenants ont également mis en garde les parents sur leur rôle de contrôle ».
« Il y a des signes qui ne trompent pas, indiquait une professionnelle de la santé, car si l’outil est incontestablement un outil d’avenir, il reste un moyen, pas une finalité. Nos jeunes ont besoin qu’on leur rappelle les limites et les risques encourus ».

Vers un nouveau mandat pour la présidente

Pour ce qui est de la partie statutaire, Odile Uhlrich-Mallet, dont les responsabilités politiques se sont récemment accrues (déjà vice-présidente du conseil régional, membre du Modem, elle vient d’être élue adjointe « Éducation et enseignement » au maire de Colmar), interrogée par L’Alsace, a reconnu avoir proposé de se faire remplacer en tant que présidente de l’Apepa, à l’occasion du prochain renouvellement du conseil d’administration. Mais « personne n’est tout à fait prêt », nous a-t-elle indiqué à la suite de ce tour de table, concluant : « Ce sera pour l’année prochaine ».

L.M.- L'alsace 04/05/2008

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Samedi 12 Janvier 2008
l'APEPA soutien la démarche consistant à accueillir les élèves dans les écoles.
Les Mairies ne sont néanmoins pas dotées en capacités et en compétences pour l'accueil des enfants.
Les petites communes ne sont d'ailleurs pas forcément pourvues d'un accueil administratif permanent.

Nous demandons donc une application du service public c'est à dire du service au public (en d'autre terme le service minimum) dans les écoles par du personnel formé et compétent c'est à dire par des enseignants.
Rappelons néanmoins qu'en Alsace, les enseignants sont de ce point de vue nettement plus responsables qu'ailleurs en
prévenant les parents ou en assurant des permanences d'accueil. Nous recensons très peu de cas où les écoles sont fermées.
Nous restons par ailleurs dans l'attente des propositions de concertations du Ministre par l'intermédiaire du Recteur, pour définir les modalités de l'accueil souhaité.

Pour mémoire
Le ministre propose : "Restaurer le consensus entre l'école et les familles, c'est aussi faire de l'école un lieu de parfaite
neutralité, dans laquelle le droit de grève des personnels puisse s'exercer sans peser sur l'organisation des familles.
Je souhaite rendre possible, dès la rentrée prochaine, un service minimum d'accueil dans les écoles et j'engagerai, au cours
des prochaines semaines, une discussion
avec les représentants des collectivités locales, des familles et des partenaires
sociaux pour en définir les modalités."
http://education.gouv.fr/cid20632/programme-de-travail-et-d-action-de-xavier-darcos-pour-les-mois-a-venir.html  

Thierry LOTH
Vice Président délégué au Bas-Rhin
info@apepa.fr
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Samedi 23 Juin 2007
L'APEPA - Association des Parents d'Elève de l'Enseignement Public d'Alsace - avait appris avec consternation que le dispositif d'apprentissage junior devrait être supprimé, cette année ou l'an prochain, alors que le programme publié du nouveau président de la République et de son gouvernement ni ne prévoyait une telle suppression, ni n'annoncait de mesure relative à l'apprentissage en général.
 
Nous avons plusieurs fois relevé que le dispositif d'apprentissage junior était apprécié par les parents d'élèves en Alsace et avons même eu l'opportunité en novembre 2006 de le dire de vive voix aux proches collaborateurs du précédent ministre de l'Education nationale, alors qu'ils nous avaient invités à présenter nos positions à Paris.
 
La commission d'affectation qui devait se tenir le 21/06 a été une nouvelle fois ajournée, ce qui nous fait craindre que l'avenir des nombreux jeunes candidats à une orientation professionnelle adaptée à leur aspiration ne puisse se faire.

Nous en avons appelé au Président de la Région Adrien ZELLER pour que le dispositif d'apprentissage junior ne soit pas abrogé en Alsace et restons vigilant, mais inquiets.

Therry Loth, vice-président Bas-Rhin
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Samedi 24 Mars 2007

L’APEPA EN CONGRES LE SAMEDI 31 MARS à Thann

 

 

L'APEPA, Association de Parents d’élèves de l’enseignement public en Alsace réunira ses membres le samedi 31 mars pour son 52 ème  congrès qui se déroulera à Thann dans le Haut Rhin au lycée d’enseignement professionnel Charles Pointet.

 

Association régionale et indépendante de parents d'élèves de l'enseignement public en Alsace, l’APEPA affirmera à cette occasion deux axes de développement importants aux yeux de ses membres, à savoir l’orientation et l’environnement. Ces thèmes seront abordés au cours d’ateliers qui permettront aux parents de mettre en commun leurs expériences dans ces domaines et de réfléchir à l’avenir et à la déclinaison que pourraient  revêtir ces sujets dans les établissements scolaires. Afin d’enrichir les débats, les parents entendront en particulier deux organismes qui militent pour la protection de la nature et l’éducation à l’environnement : le centre d’initiation à la Nature et à l’environnement du Moulin de Lutterbach ainsi que l’association Nathurena. Les enfants des congressistes seront d’ailleurs pris en charge par cette dernière et se verront proposer une sortie découverte dans la nature environnante à Thann.

 

Outre ces deux grands thèmes, l’APEPA milite également pour un apprentissage à la non violence qu’elle souhaite  voir mis en oeuvre pour les élèves dès  la maternelle et jusqu’au lycée, avec des actions spécifiques, des formations pour tous les acteurs qui prennent part à la vie scolaire des enfants, familles, enseignants, personnel des établissement etc.

 

L'APEPA continue à défendre la liberté de choix des parents pour l'enseignement religieux, l'enseignement précoce des langues, la valorisation des filières professionnelles et une régionalisation des moyens pour plus d'efficacité.

 

L’association rappellera son attachement à ces valeurs lors de son assemblée générale qui suivra le congrès et pour terminer agréablement la journée, un vin d’honneur sera servi en présence de personnalités et d’élus.

 

info@apepa.fr ; www.apepa.fr

 

 

Odile UHLRICH MALLET

 

 

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Dimanche 07 Janvier 2007
« La langue devient un outil plus qu’un objet d’étude »


News d’Ill : En quoi le bilinguisme précoce est-il une chance pour les enfants ?

Yves Rudio : L’enseignement bilingue est avant tout une manière naturelle d’apprendre les langues. Plongés dans un bain linguistique dès la petite section de maternelle, les enfants ne rentrent pas dans la langue en apprenant des règles mais en l’entendant, en l’utilisant. Cela leur permettra, plus tard, d’appréhender d’autres langues beaucoup plus facilement.

Paradoxalement, on reproche parfois aux classes bilingues de ne pas avoir un niveau d’allemand très élevé.

Ces critiques viennent de personnes qui n’ont jamais mis les pieds dans un site bilingue. On demande aux enfants de réfléchir dans une langue, de se l’approprier. La langue devient un outil plus qu’un objet d’étude. C’est un processus beaucoup plus long. Les enfants en classe bilingue ne commencent à apprendre la grammaire et les règles syntaxiques qu’à partir du CE2, mais quand ils s’expriment, ils le font avec leurs propres mots.

Justement, est-ce que certains parents ne sont pas « déçus » de voir que leurs enfants ne sont pas réellement bilingues en sortant de CM2 ?

S’ils sont déçus, c’est qu’ils ont été mal informés. Il s’agit avant tout d’un investissement à long terme. D’autant plus si la deuxième langue n’est pratiquée que durant les 13 heures proposées par l’école : c’est bien sûr insuffisant pour devenir bilingue. C’est pour cela que nous conseillons aux parents de mettre leurs enfants davantage en contact avec l’allemand : en allant en Allemagne, mais aussi en écoutant la radio, en regardant la télévision, en lisant.

Cela demande une implication que tous ne peuvent pas fournir. D’où le reproche d’élitisme fait aux classes bilingues...

Il n’y a aucune sélection à l’entrée. Mais on fait comprendre aux parents que ça ne peut réussir que s’ils suivent leurs enfants. Ces classes ne comptent pas que des bons élèves. Mais souvent, ce n’est pas la langue qui pose problème : un enfant faible en maths le sera également en classe monolingue. Et un autre dont un parent est germanophone n’est pas si sûr de mieux réussir en bilingue : il maîtrise la langue mais peut avoir des difficultés purement scolaires.
On reproche également à ces sections d’avoir des classes moins chargées... Mes classes de CP et de CM1-CM2, bilingues, sont aussi chargées, voire plus, que celles de mes collègues en classes monolingues.

Comment voyez-vous l’avenir de l’enseignement bilingue à l’école ?

Il faut continuer. Pour parvenir à une réelle égalité des chances, il faudrait au moins un site bilingue en maternelle et primaire par secteur de collège. On en est encore loin !
 
Marion Dambielle-Arribage


Mise à jour le 06/02/2006
   
   
« Les enfants sont parfois loin d’être brillants en allemand »
Christophe Jeunesse est secrétaire départemental de l'Union des syndicats autonomes et professeur des écoles agrégé.
Christophe Jeunesse est secrétaire départemental de l'Union des syndicats autonomes et professeur des écoles agrégé.

News d’Ill : L’enseignement bilingue est en vogue en Alsace. De nouvelles classes s’ouvrent chaque année. Que pensez-vous de cet engouement ?

Christophe Jeunesse : Au départ, il s’agit d’une décision plus politique que pédagogique. On a développé le
bilinguisme sans prendre suffisamment de recul. Or, on se rend peu à peu compte que loin de devenir vraiment bilingues comme on l’espérait, les enfants sont parfois loin d’être brillants en allemand.

Apprendre deux langues dès le plus jeune âge apparaît pourtant comme un atout pour l’avenir. En quoi cela peut-il être dommageable pour l’enfant ?

L’enseignement bilingue est sûrement profitable aux enfants de familles mixtes, quand au moins un des deux parents est germanophone. Pour les autres élèves, je suis beaucoup plus réservé. Notamment à l’école primaire, où il s’agit d’apprendre à lire, écrire, compter. Si l’enfant a du mal à suivre en maths et qu’il n’est pas très bon en allemand, il décroche. Et le retour en système monolingue risque d’être vécu comme un échec.
Ce système vise à faire des bilingues : on est loin du compte. Il ne suffit pas de suivre
13 heures par semaine de cours en allemand pour maîtriser la langue.

Pourquoi accusez-vous ces classes de créer des inégalités ?

Implanter une classe bilingue complique l’organisation pédagogique. On se retrouve vite avec des classes monolingues surchargées. L’inverse est beaucoup plus rare.
Mais nous dénonçons avant tout un enseignement résolument élitiste. Aujourd’hui, on met ses enfants en bilingue comme hier on les mettait en latin ou en classe européenne. Et cela commence beaucoup plus tôt, dès la maternelle. On y retrouve les bons élèves, avec des parents qui les suivent attentivement, souvent issus de catégories socio-professionnelles favorisées. Les enfants, moins nombreux et mieux entourés, réussissent mieux. Ces classes sont peut-être ouvertes à tous, mais il n’est pas donné à tout le monde d’y rester et d’y réussir. On est loin de l’égalité des chances défendue par ceux qui œuvrent pour l’ouverture de nouvelles classes.

Que proposez-vous pour améliorer ce système ?

Il faut faire une pause et faire de vrais bilans objectifs pour voir où l’on met réellement les pieds.
Nous ne sommes pas contre l’enseignement en allemand, au contraire, mais il faut proposer des solutions intermédiaires pour limiter les dégâts du bilinguisme, comme enseigner en allemand uniquement des matières non fondamentales. La musique ou les arts plastiques par exemple.


   
Laurence Plazanet se bat contre l'écriture phonétique de nombreux enfants de classe bilingue.
Laurence Plazanet se bat contre l'écriture phonétique de nombreux enfants de classe bilingue.
Un, zwei, trois, vier...
Ils se partagent une classe à Strasbourg. Elle enseigne en français, lui en allemand.

Chaque matin, le même bazar : la porte à peine ouverte, c’est la ruée vers les pupitres. Dans les allées de la vieille salle de classe se produit un curieux chassé croisé. Lilian, Kenza, Roman, Louise, Sarah et les autres rassemblent leurs affaires, dispersées dans plusieurs bacs. Ici les sous-mains, là les classeurs, ailleurs les manuels. Les chaises labourent le parquet, les trousses volent et les livres claquent sur les tables...
« La mise en place est plus longue que pour les autres classes », constate Laurence Plazanet, quelque dix minutes après la sonnerie. Les élèves changent tous les jours de salle, de la classe allemande à la classe française, et ils ne peuvent pas laisser leurs affaires sous les bureaux.
Professeur depuis cinq ans, Laurence Plazanet a fait en septembre sa deuxième rentrée à l’école élémentaire Sainte-Madeleine, située en centre-ville de Strasbourg. Elle y enseigne dans deux classes à « horaires paritaires », les fameuses classes bilingues.
A elle, le français, l’histoire, l’instruction civique et l’art plastique. A son collègue, Nicolas Fischer, les matières scientifiques, la géographie, le sport et la musique. En langue germanique. Une porte sépare les deux classes, « la frontière entre la France et l’Allemagne », ironise le jeune homme.
Jeans, baskets et cols roulés, les deux professeurs vivent avec leur temps. Proches de leurs élèves, ils n’adoptent pas pour autant avec eux une attitude décontractée.

Parsque, mon nami !

Le programme est chargé et les emplois du temps, cloisonnés, n’autorisent pas les débordements. « En français, les enfants n’ont que deux jours par semaine pour apprendre à écrire correctement. Cela m’oblige à être extrêmement rigoureuse et à donner des cours très structurés, basés pour l’essentiel sur l’écrit et le par cœur. » Queue de cheval serrée, lunettes carrées, Laurence, 30 ans, parle avec fermeté et autorité. Son obsession ? Eradiquer l’écriture phonétique, récurrente chez les enfants bilingues, ces « mon ami » devenus « mon nami » ou ces « parce que » devenus « parsque ». L’enseignante est tout aussi intransigeante avec l’inversion des mois et des jours ou les majuscules mises à chaque début de nom, comme en allemand... « J’ai une grande responsabilité. Je vois les enfants six heures par jour, plus que ne les voient leurs parents. Il faut être attentive à tout. »
Si l’orthographe des CM1-CM2 n’est pas source de souci, il en va autrement avec les CE2-CM1. Cette année, deux enfants sont dyslexiques. « Pour eux, les deux jours de français par semaine sont insuffisants mais comme les parents ne veulent pas les remettre dans une classe monolingue, on fait avec. »
Autre langue, autre méthode. Rigueur chez l’une, souplesse chez l’autre. Nicolas Fischer privilégie l’oral, fait parler le plus possible les élèves, éduque leur oreille et les familiarise à la culture allemande. « Je préfère le spontané, même s’il faut sans cesse s’assurer que la consigne est bien suivie et que le programme va être bouclé. Le plus important, c’est que les enfants s’expriment, que cela soit en français ou en allemand. »

Du concret

Rituel matinal, le « Guten Tag » insisté des enfants, puis l’exposé de l’enseignant sur le programme de la journée. Certains suivent attentivement. Les autres chuchotent, mais en français. En français aussi, les réponses qui fusent aux questions du professeur. La compréhension est parfaite. « Le problème pour ces enfants, c’est que la langue n’a pas de sens en dehors de l’école. Il n’y a pas de motivation, explique Nicolas Fischer. Il faut trouver des applications concrètes pour qu’elle s’imprime dans les esprits. »
Sorties en Allemagne, correspondance avec des écoliers d’outre-Rhin, Nicolas Fischer multiplie les projets. Le plus ambitieux a abouti, voilà trois ans, à la réalisation d’un CD de rock interprété en allemand par l’une de ses classes, suivie l’an dernier d’un spectacle donné devant 1600 personnes au Palais des fêtes. « Je suis passionné par la musique. J’en fais profiter les enfants, explique-t-il. Ce métier est basé sur les relations humaines, il lui faut un supplément d’âme. »

Surcharge de travail

Préparer les cours et les activités parallèles de ces classes bilingues demande à chaque professeur un travail considérable. « C’est un métier où on n’a jamais fini, confirme Laurence Plazanet. Je travaille tous les jours de 5h à 7h, puis de 12h30 à 14h et, après la classe, de 16h30 à 18h15. Sans compter les mercredis et les week-ends. Mais j’ai fait le choix d’un métier passionnant où l’on ne s’ennuie jamais... »
Nicolas essaie quant à lui de travailler le plus possible avec ses anciens camarades de l’IUFM. « La mise en commun et la concertation sont nécessaires. »
Il n’existe pas encore de manuels allemands, adaptés aux classes à horaires paritaires, hormis en maths et en géographie. Il lui faut tout fabriquer, tout inventer. Pour remplir son objectif, le même que celui de Laurence : offrir aux élèves une éducation et un bagage pour l’avenir.
 
Aude Blacher


Mise à jour le 06/02/2006
   
   
L'attrait du bilinguisme
Nicolas Fischer multiplie les projets avec ses élèves. Il y a trois ans, sa classe a réalisé un CD de rock en allemand.
Nicolas Fischer multiplie les projets avec ses élèves. Il y a trois ans, sa classe a réalisé un CD de rock en allemand.
Depuis 1991, l’académie de Strasbourg donne la possibilité aux élèves, dès la maternelle, de suivre un enseignement bilingue paritaire en français et allemand. De même que le basque, le breton, l’occitan et le catalan dans d’autres régions françaises, l’allemand, langue écrite des dialectes parlés en Alsace, est considéré comme une langue régionale.
L’enseignement bilingue est ouvert à tous, sans sélection, à une condition : les enfants doivent l’intégrer dès la petite section de maternelle, exceptionnellement en moyenne section.
Son principe est simple : afin d’accéder à des compétences, sinon égales, du moins comparables dans les deux langues, les enfants suivent le même nombre d’heures de cours en français et en allemand. Soit 13 heures dans chaque langue avec deux professeurs différents. Les programmes scolaires restent strictement les mêmes que dans les autres classes.
En 2004-2005, les 451 classes bilingues du premier degré rassemblaient en Alsace un peu plus de 11 000 élèves de la petite section de maternelle au CM2, soit 6% de l’effectif total. La demande des parents d’élèves, sans laquelle aucune ouverture de classe n’est possible, est de plus en plus forte. Cette année, vingt-cinq nouvelles classes se sont ouvertes dans les écoles publiques de la région.
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